Mon expérience mitigée en suivi de grossesse avec sages-femmes au Québec

Premièrement, afin de te mettre au parfum de mon parcours ; pour mes deux premières grossesses, j’ai accouché à l’hôpital.

Pour ces deux premières grossesses, j’avais le vœu pieu et lointain rêve d’accoucher naturellement. Je dois l’avouer maintenant que c’est derrière moi, que je n’avais pas fait la préparation adéquate pour y arriver.

Le manque d’expérience, le manque d’accompagnement et le manque d’informations m’auront fait « caller » la fameuse épidurale rendue dans LA phase de désespérance à mes deux premiers accouchements ; tsé quand tu es à 30 min/1h d’accoucher naturel, mais que tu crois vraiment dur comme fer que c’est certain que tu n’y arriveras jamais et que tu es clairement en train de mourir (ou que tu veux qu’on t’ouvre le ventre et qu’on te sorte ce bébé de là MAINTENANT) #YouKnow…

Bref, pour cette troisième et dernière grossesse, j’ai pris le taureau par les cornes et je me suis juré ne pas me faire revivre le supplice de l’épidural (pour tout comprendre – lire mon histoire d’accouchement à Ély).

J’ai donc TOUT fait pour comprendre, savoir, être prête mentalement et être accompagnée à la hauteur que je croyais avoir besoin pour m’aider à passer le cap de la difficile étape de la transition que j’avais vécue à mes deux précédents accouchements.

Et comme je te l’avais déjà mentionné ici, pour cette grossesse-ci j’ai décidé d’y aller avec un suivi sages-femmes afin de mettre encore plus toutes les chances de mon côté de « réussir » mon projet d’accouchement naturel.

Afin de m’assurer d’être le plus loin possible de cette cochonnerie d’épidurale (quand elle n’est pas nécessaire, on s’entend) j’ai même décidé que mon accouchement se passerait à la maison.

J’ai donc eu « la chance » d’avoir un suivi avec sages-femmes.

Car au Québec, mentionnons qu’il n’y a pas de place pour toutes celles qui veulent accoucher avec sages-femmes à la maison de naissance ou chez soi. Si par hasard, tu fécondes dans un mini baby-boom – ou encore comme je crois qu’il en est ; que l’accouchement naturel est dans un tournant et que plus de femmes tendent vers ce choix, il est impératif d’appeler rapidement pour te mettre dans leur agenda.

Pour celles qui visent donc à accoucher avec sages-femmes, prends-le pour dit et prends-toi le plus tôt possible, pour avoir une chance d’avoir un suivi avec celle-ci.

Maintenant, sache que de mon côté, mon suivi de grossesse avec sage-femme n’a vraiment pas bien été.

Avant que je t’explique ce qui est arrivé dans mon parcours avec mon suivi sages-femmes pour que j’en ressorte choquée ; je veux quand même mentionner que je conseillerais tout de même un suivi sage-femme à toutes celles qui ont envie de franchir le pas de se donner la possibilité d’accoucher loin du médical et le plus près possible d’un accouchement naturel optimal.

Ceci dit, de mon côté, j’aurais vraiment aimé te dire que mon suivi de grossesse avec sages-femmes a été merveilleux, que je me suis sentie soutenue et accompagnée à la juste valeur du projet que je portais…Mais malheureusement ça ne s’est pas passé ainsi.

Mon parcours pour accoucher à la maison n’a pas été simple et ce n’est (malheureusement, mais heureusement) pas la faute de mon bébé ni de mon corps.

Je croyais qu’en choisissant d’accoucher à la maison, avec sages-femmes, que j’allais entrer dans ce monde où on croit en la femme et en l’enfantement de l’humanité dans sa plus simple et profonde expression.

J’ai plutôt eu un parcours de suivi et d’accompagnement jusqu’à la naissance que je qualifierais de chaotique et remplie de ressentis négatifs par rapport à mon projet d’accouchement naturel.

Je ne croyais pas, encore en 2021, retrouver cela dans le monde des sages-femmes au Québec.

Ceci étant dit, j’y ai quand même croisé quelques personnes qui m’ont, un peu (re)donné espoir, mais je ne peux qu’affirmer que d’« accoucher à la maison n’est pas un droit, mais un privilège… » qu’on te « permet » au Québec encore en 2021 (comme je me le suis fait dire mot à mot par l’une des sages-femmes).

Yep. J’ai le goût de brûler ma brassière…

Comme si d’accoucher à la maison avec sages-femmes était et est « encore et toujours » quelque chose où l’on doit avoir une « permission accordée » et faire tels que les protocoles médicaux (très patriarcales on va se le dire) le dictent sous peine de ne pas croire en ton plan d’accouchement et de ne pas pouvoir avoir accès à la sagesse de femmes qui ont vu, comprennent et savent accompagner la naissance.

Mais bon, mon petit côté combattant me dit simplement (lol comme si ce genre de combat allait être simple) de relever les manches et de faire avancer les choses… Je ne sais pas quelle forme ça prendra ; mais ça commence entre autres avec ce texte.

Car je sais que le monde de l’accouchement avec sages-femmes à la maison de naissance (ou à la maison) est une petite chasse gardée qu’on protège comme un bijou précieux au Québec et qu’on ne veut pas l’abimer, car justement, il n’y a pas assez de place pour toutes et qu’il n’y a pas si longtemps, les femmes se sont battues pour avoir cet accompagnement sécurisant et légiféré pour accoucher autre part qu’avec les mourants et les malades à l’hôpital…

Mais je tiens quand même à communiquer mon expérience et mon vécu pour celles qui ont envie de tenter l’expérience au Québec. Je croyais sincèrement retrouver un endroit où l’on respecte la femme, son corps et où on a une confiance en ce qu’elle ressent et ce qu’elle dit avoir besoin pour arriver à enfanter dans sa pleine puissance, sans contrôle, sans bataille et sans obstacle.

Je suis sincèrement tombée de haut.

Je sais que plusieurs en ressortent avec un magnifique suivi et n’ont que de bons mots à dire – et d’autres qui vivent et ressentent ce que j’ai vécu.

De mon côté, au final, une chance que j’étais trèèèèès bien renseignée sur mes droits et sur l’enfantement de A à Z ; j’ai pu me « battre » pour faire respecter mes choix, et faire la part des choses entre les peurs et conseils douteux de certaines sages-femmes et ce que j’avais réellement besoin pour arriver à accoucher de façon naturelle et optimale.

Voici donc mon expérience en suivi de grossesse avec sages-femmes au Québec et ce que j’y ai vécu.

BARROUETTÉE ET DÉSEMPARÉE

De but en blanc, ce qui n’a fort probablement pas aidé, c’est que j’ai changé 4 fois d’équipe de sages-femmes pendant mon suivi de grossesse. Oui ; 4 fois durant mon suivi de 30 semaines j’ai dû me rassoir avec 4 équipes différentes, faire les présentations, faire le tour de mon dossier de grossesse jusqu’à maintenant et expliquer et réexpliquer mes visées et vouloir dans ce suivi avec sages-femmes et dans mon vouloir d’un accouchement naturel et optimal.

Et je sais qu’on est plusieurs à avoir vécu des changements d’équipes au cours d’un suivi avec sages-femmes au Québec.

Ce n’est pas peu dire que je me suis sentie « barrouettée » d’un bord et de l’autre pendant plusieurs mois. Et le dernier changement d’équipe a eu lieu à 35 semaines de grossesse… j’ai accouché à 39. Mettons que rendu-là j’étais désemparée.

Et je tiens à mentionner que ces changements n’ont jamais eu lieu à cause d’une demande de ma part de changer d’équipe. Ça a toujours été de leur côté ; à cause de maladie, déménagement et la dernière fois on ne m’a juste jamais communiqué la raison.

Ensuite, comme j’ai déjà mentionné dans l’intro, je voulais un accouchement le plus naturel possible. Pour plusieurs, « accouchement naturel » signifie simplement sans épidural.

Mais pour ma part, après avoir tant lu et tant étudié le sujet, ma visée d’un « accouchement naturel » était à un autre niveau.

Quand on entre dans ce monde et qu’on se renseigne bien sur l’univers de l’enfantement naturel, et ce qu’on peut mettre en place afin d’aider son corps, sa tête et son cœur à mettre un enfant au monde de façon naturelle on peut parler ici :

  • D’avoir, pendant l’accouchement, le moins de monde possible autour de soi;
  • De pénombre;
  • De chaleur;
  • De silence;
  • De peu VOIR PAS DU TOUT d’acte pour essayer de chronométrer / figurer / prévenir / paramétrer l’accouchement;
  • Ainsi que de finalement respecter de chacun des vouloirs de cette femme qui est en train d’enfanter.

Ce n’est finalement que de cette façon que nous pourrons laisser la femme, son corps et son enfant avoir une naissance optimale. Où tout le cocktail d’hormones très sensibles, mais ô combien important, pourra se mettre bien en place de façon adéquate et ainsi parvenir à mettre au monde un nouvel humain sans les embûches et étapes que plus de 80% des accouchements de notre société moderne connaissent.

Je parle ici de :

  • Contractions qui diminuent, voir s’arrêtent;
  • De col qui ne s’ouvre pas;
  • À prendre l’épidural/morphine et j’en passe;
  • À l’utilisation des forceps;
  • Au cœur de bébé qui ralentit;
  • À maman qui manque d’oxygène;
  • À devoir subir l’épisiotomie;
  • À la césarienne;
  • Au bébé léthargique à la naissance;
  • Au lien d’attachement avec bébé qui ne se met pas en place comme il se doit
  • À « simplement » l’allaitement qui foire…
  • Et j’en passe encore!

Pour dire à quel point on ne se rend pas encore compte aujourd’hui en 2021 comment chaque acte que l’humain pose pour essayer de « contrôler/paramétrer » l’accouchement est la plupart du temps néfaste pour celui-ci.

Donc, quand j’ai présenté (pour une quatrième fois) mon plan de naissance à 35 semaines de grossesse, ce n’était pas pour moi matière à discussion.

Je savais ce que je voulais, et je croyais sincèrement qu’on allait accueillir mes demandes dans le respect, étant ce que je pensais, être à la bonne place pour ce genre de souhait de « moins c’est mieux » pour mon corps et mon bébé.

J’ai finalement bien sûr au départ apporté mes vouloirs de façon bien humble puis malheureusement avec plus de tact, car certaines choses que je demandais n’étaient pas vraiment recevables, selon leurs dires.

J’ai alors rappelé que malgré leurs protocoles, avis et jugements ; un soin reste et restera toujours quelque chose que le patient peut décliner.

Je me suis rapidement aperçu que malgré que tout cela soit clairement marqué dans la loi, ainsi que dans leur éthique et philosophie de profession, certaines n’ont pas aimé au final que je revendique mes droits…

Je me suis même fait menacer insidieusement de ne plus « possiblement avoir « droit » » à mon accouchement à la maison et même jusqu’à ne plus avoir accès à un suivi sages-femmes tout court pour cet accouchement si je n’entrais pas dans leur protocole – on se rappelle alors que j’étais rendue à 35 semaines de grossesse. Si ce n’est pas ça de la manipulation…

C’est cette même sage-femme qui m’a dit mot à mot qu’« un accouchement à la maison n’est pas un droit, mais un privilège »…

J’ai bien senti (et mon conjoint aussi ; qui était de ces rencontres) qu’on devait donc « reculer », acquiescer à leur façon de faire et faire comme si on avait changé d’avis sur nos demandes…

Je peux te dire que je l’ai eu sur le cœur à ce moment et encore aujourd’hui. Je me suis sentie prise au piège comme rarement je me suis sentie dans ma vie. Il était question de choix sur mon corps et mon bébé et on me faisait comprendre que ce n’était pas moi qui décidais au final…

Voyons, que dans une profession où je croyais retrouver ce qu’il n’y a pas de plus humain, dans cette humanité, ce sont ces mêmes personnes qui me bafouaient mes droits et libertés les plus simples.

Je n’arrive encore aujourd’hui pas à croire que j’ai vécu cela dans un suivi de grossesse avec sages-femmes au Québec en 2021!

Voilà en gros ce que j’ai vécu dans mon suivi de grossesse avec sage-femme au niveau personnel et qui m’a complètement répugné…

ET PUIS IL Y A LA STRUCTURE…

De même, moi qui ai pu vivre deux fois un suivi de grossesse avec médecin et puis là cet accompagnement avec sage-femme ; je suis à même de comparer ces deux façons d’être suivi dans nos grossesses au Québec.

Il y a matière à réflexion dans le suivi avec sages-femmes, car dans la structure de comment ça fonctionne le suivi, ça ne garantit pas que ta sage-femme qui t’a suivi toute la grossesse soit celle-là qui soit avec toi le jour de ton accouchement – ce qui est le cas bien souvent avec un suivi médecin (dû moins moi à mes deux accouchements avec médecin, celui-ci était là lors de mon accouchement).

Et si on se recule un peu, le big picture de tout ça; ce que je « m’attendais » de ce monde (peut-être trop idéalisé) versus c’est qu’il faut se rappeler qu’au Québec ça reste une profession où on demande à ces sages-femmes de travailler avec les mêmes protocoles qu’à l’hôpital. C’est « nice » sur papier, mais c’est une énorme pression en vrai pour elles et ça ne s’applique pas vraiment quand on a en même temps comme philosophie de laisser toute la place au naturel.

La naissance c’est tout sauf un carré bien défini (par le vouloir de contrôle de l’homme)…

FINALEMENT…

Ces « protocoles » que ces sages-femmes doivent suivre, que plusieurs contournent secrètement et que d’autres nous font subir, fait que malgré tout, au Québec, les sages-femmes ont les mains liées par la loi… Par une loi probablement pas adéquate avec la philosophie de cette profession.

Ceci dit, elles ne doivent pas me/nous faire sentir coupable ou jugé devant un choix – comme je l’ai vécu… Le choix final revient au patient… à la femme qui donne naissance.

Il est important de se rappeler que peu importe ton choix de suivi ; la grossesse et l’accouchement t’appartiennent. Et la notion de choix éclairé et de ton consentement final à un acte, quel qu’il soit, devrait être au cœur de la démarche.

Ce que j’ai vécu ça va à l’encontre de l’éthique des sages-femmes, l’éthique du monde médical et de la base même de nos droits humains que nous nous sommes donnés dans notre société.

Je le répète, je me suis sentie prise au piège, et ce n’est pas un sentiment que j’aurais dû vivre ; ce n’est pas un sentiment que toute femme devrait avoir à vivre dans son enfantement.

C’est pourquoi de mon côté je pense porter plainte afin qu’aucune femme ne vive ces menaces et cette pression insidieuse…

J’écris tout ça, et en même temps je suis encore à mettre de l’ordre dans mes idées, de digérer ce que j’ai vécu, tout ça 3-4 mois post-partum.

Toi, qu’est-ce que tu en penses ?

As-tu déjà vécu quelque chose de semblable?

Porterais-tu plainte à ma place… ou encore as-tu déjà eu à passer par ce chemin?… Car j’aurais peut-être besoin d’aide.

N’hésite pas à te partager avec moi! Ça m’aidera peut-être à m’éclairer sur la voie à emprunter.

13 commentaires
    1. Allô Mélodie, merci pour ton commentaire! PTI j’en avais un 😉 ; j’en parle un peu dans mon texte sur mon récit d’accouchement que tu peux aussi retrouver sur notre blogue.

  1. Nous étions plus libres d’accoucher où nous voulions et comment quand les sages-femmes n’étaient pas reconnues. J’ai accouché de 1982 à 1998 à la maison (5 enfants) et de la façon comme tu l’aurais souhaitée.
    Que de beaux moments comme je les souhaitais et j’en suis très reconnaissante.

    1. Allô Lucie, Wow… merci pour ton commentaire… je peux comprends ce que tu veux dire ! Rest à nous de continuer à faire évoluer le tout maintenant!

  2. Salut, je suis vraiment triste pour toi que tu aies vécu ainsi ton suivi et j’espère que tu es tout de même en mesure d’en conserver de beaux souvenirs. Merci pour ton partage. À la lecture de ton texte je me demande toutefois pourquoi tu as persévéré dans cette voie ( ne n’est vraiment pas un jugement, simplement un questionnement) pourquoi ne pas avoir choisi d’accoucher seule avec ton conjoint ou avec une doula. En fait, pour moi d’un côté je comprends ta déception, mais de l’autre je comprends aussi que les sages femmes ont des responsabilités qui vont de paires avec des actes à poser ( ce que je veux dire c’est que si ça vire mal elles auront des comptes à rendre)…. je me demande juste si c’était le bon service pour toi et ta famille au final.
    En espérant que tu puisses faire la paix avec tout ça! Profite bien de bébé et bonne journée à toi!

    1. Allô Daliane,
      Merci pour ton commentaire. Je comprends ton questionnement. Au final, je devais “sentir” que j’en avais besoin car dans mon histoire d’accouchement, à la toute fin, elles ont du pousser une bande de col qui n’entrait pas d’un côté. Ça reste tout de même intéressant d’accoucher avec une personne de confiance qui a vu accoucher et qui a confiance au processus. Elles peut nous aiguiller quand ça bloque (bande de col, quantité de sang qui sort et etc). C’est ce que je croyais retrouver dans mon suivi. 😉 Mais j’ai bien vu que c’était plus que ça… et/ou j’ai pu aussi constaté que ça venait avec moins de droit ….. Voilà!

  3. Je suis désolée de lire ton histoire, mais je n’en suis pas du tout étonnée, malheureusement. Je fais partie des dernières sages-femmes traditionnelles. Je ne pratique plus depuis plusieurs années, et les dernières qui gardaient la flamme ont cessé de pratiquer suite aux poursuites de l’Ordre des sages-femmes du Québec envers France Dufort, l’accusant de pratiquer des actes réservés. L’histoire est longue et pénible, et signe la mort de la pratique qui est pourtant à l’origine de la profession sage-femme au Québec. Si tu veux en savoir plus, je t’invite à communiquer avec moi. Nous sommes un groupe qui a besoin que les femmes se lèvent et fasse entendre leur voix. Nous ne pouvons le faire sans votre énergie et vos convictions. Au plaisir d’échanger avec toi, belle femme inspirante !

    1. Allô Manon, wow! Merci de ton message. Ça me donne de l’énergie. Oui, je veux bien communiquer avec toi. Peux-tu me réécrire au info@sparksandbloom.com afin qu’on regarde ensemble ce qui peut être fait ! Au plaisir xx

  4. J’en parlerais d’abord avec la sage-femme concernée. Si elle ne connais pas comment tu t’es sentie, elle ne pourra pas s’am.
    Si cette rencontre si passe difficilement, alors je porterais plainte. Je travaille dans le domaine de l’obstétrique et je te confirme qu’à tous les niveaux (sages-femmes, médecins de famille, gynéco), 2 choses cruciales : manque de connaissances des professionnels sur la physiologie de l’accouchement et manque de confiance et d’enseignement aux femmes pour qu’elles puissent faire elles mêmes leurs choix et qu’on accepte de les respecter. Signé : Une med fam obstétricienne qui a accouché après césarienne naturel debout à 42 sem en refusant les protocoles… (personne ne pouvait dire que mon consentement n’était pas libre et éclairé et totalement assumé)

    1. Allô, merci pour ton commentaire. C’est très apprécié. Et oui je risque de procéder ainsi! Mais merci beaucoup de m’avoir éclairé, vu aussi ton expérience. Ça me confirme le tout. Au plaisir, Léa

  5. Bonjour Léa,
    oui j’ai vécu la même chose que toi dans mon dernier suivi sagefemme. Si je n’acceptais pas les protocoles, ou du moins, le minimum d’intervention qu’elles étaient considéraient nécessaire , on me refusait le suivi. J’étais assez avancé dans mes connaissances, dans la confiance en mon corps, dans ma prise de responsabilité de ma vie, ainsi, j’ai décidé de me passer d’elles et d’avoir à passer par le 9-1-1- si jamais qq chose ne virait pas comme souhaité. Connais-tu le groupe Maman? Ce serait important que ton témoignage se rendent jusqu’à elle. Cet organisme me semble un des seuls remparts qui reste pour protéger nos droits de mères qui souhaitent accoucher en s’écoutant elles et leur corps, d’abord et avant tout, et ne pas devoir se soumettre à une autorité extérieure.

    1. Bonjour Janie, Merci pour ton retour sur ton expérience et ton commentaire. J’ai entendu parler de ce groupe. Je crois que je vais aller voir de ce côté oui. Au plaisir!

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