Mon récit d’accouchement naturel à la maison ; la naissance de Noa!

Pour dire vrai, je ne sais pas comment débuter ce texte.

Comme le titre l’indique, je vais te raconter mon histoire d’accouchement naturel à la maison.

Pour mes deux premiers accouchements, j’ai fait cela à l’hôpital, du mieux que je l’ai pu dans mes (non) connaissances à ce moment pour faire ça le plus naturel possible, mais pour finir tout de même sous épidural…

Alors pour cette grossesse-ci j’ai décidé d’y aller avec un suivi sages-femmes et d’accoucher à la maison, afin de mettre toutes les chances de mon côté de « réussir » mon projet d’accouchement naturel.

J’aurais aimé te dire que mon suivi de grossesse avec sages-femmes a été merveilleux, que je me suis sentie soutenue et accompagnée à la juste valeur du projet que je portais. Mais malheureusement, j’aurais bien d’autres choses à dire au lieu de cela.

Mon parcours pour accoucher à la maison n’a pas été simple et ce n’est (malheureusement, mais heureusement) pas la faute de mon bébé ni de mon corps.

Je croyais qu’en choisissant d’accoucher à la maison, avec sages-femmes, que j’allais entrer dans ce monde où l’on croit en la femme et en l’enfantement de l’humanité dans sa plus simple et profonde expression.

J’écrirai probablement un article sur mon expérience en suivi de grossesse avec sages-femmes au Québec prochainement.

Mais je tenais tout de même à aborder brièvement le sujet pour celles qui ont envie de tenter l’expérience au Québec… Je sais aussi que plusieurs en ressortent avec un magnifique suivi et n’ont que de bons mots à dire – et d’autres qui vivent et ressentent ce que j’ai vécu.

Bon. Maintenant que c’est dit, passons au sujet du jour ; c’est-à-dire mon récit d’accouchement naturel à la maison. 😉

PLONGER DANS LE VORTEX DE LA NAISSANCE

Pour cette troisième grossesse, j’ai eu des épisodes de latence deux semaines avant ma date d’accouchement. Des fois ça semblait être THE moment, et d’autres fois je sentais bien que ce n’était pas sérieux – mais c’était tout de même là et ça m’a souvent empêché de dormir dans les dernières nuits avant ce fameux 17 janvier 2021.

Bref, de nuit comme de jour, pendant 1h à quelques heures, mon corps se mettait à contracter. Comme je disais, j’ai même senti à 2-3 reprises « LA » tempête d’hormones se déclencher en moi, ce qui faisait que je devenais plus léthargique, agressive, moins patiente et que j’avais besoin de ma bulle.

Le 17 janvier à 1h du matin, je me réveille, car ça brasse dans mes intestins.

Je vais à la toilette puis je retourne me coucher. J’ai ensuite deux bonnes contractions et en me raclant la gorge, je sens quelque chose descendre en moi. Je retourne à la salle de bain, car je crois que c’est les eaux. Une demi-tasse de liquide coule en chute dans ma toilette puis plus rien. J’ai cru à ce moment perdre les eaux.

Je réveille donc mon chéri et on se met en mode préparer notre cocon pour cet accouchement qui se passera (comme tant désiré) à la maison.

On met des piqués, couvertes, oreillers dans les endroits stratégiques, on sort ce qu’on aura besoin, on range ce qu’on ne veut pas dans nos jambes et etc. Chéri me part même un pain de ménage dans ma machine à pain, car j’avais le goût que ça sente bon et d’en avoir sous la main pour les fringales pendant le travail.

Puis vers 4h du matin, on se recouche un peu. Entre-temps les contractions sont douces et vont et viennent. Le travail se met doucement en place.

L’EMBARCATION

Je gère les contractions seules ou avec papa dans le salon, en buvant mon café et en écoutant des District 31. Vers 13h, je fais venir mon accompagnant à la naissance, car je sens que ça devient plus sérieux et j’ai besoin d’un peu de réconfort. Ça fait déjà 12h que je suis en travail de latence, et mine de rien chaque contraction me pousse fort dans les fesses et pique de plus en plus fort.

Vers 14h je trouve que les contractions sont plus fortes, malgré leur irrégularité, mais qu’il y a tout de même quelque chose de bizarre dans mon travail… comme si je sentais que quelque chose ne se mettait pas en place comme il se doit.

De même, ce n’est que debout ou à genou que je suis capable d’être pour prendre une contraction, car dans n’importe quelle autre position je ne me sens pas bien, et les contractions font encore plus mal si je ne suis pas à la verticale.

Avec mon accompagnant à la naissance, on décide de faire quelques techniques de rebozo pour s’assurer que bébé est bien placé.

Ça me fait du bien et je sens qu’on a fait bouger quelque chose.

Je perds une petite affaire en force dans la contraction, comme si on avait replacé quelque chose… mais ça ne restera « pas parfait » dans mon ressenti. (Je sais que ça peut sembler bizarre de l’extérieur tout ça, mais je sentais vraiment comme un « bug » dans mon travail…)

Vers 15h je ressens quelque chose en moi, comme si une membrane de soutien avait lâché et/ou déchirée à l’intérieur …

Vers 16h je prends la décision d’appeler les sages-femmes pour qu’elles viennent s’installer et vérifier j’en suis où.

Pour dire vrai, je sens toujours qu’il se passe comme un bug en moi. Les contractions que j’ai vécues pour cet accouchement ont été vraiment plus puissantes que ce que j’ai ressenti à mes deux autres accouchements pour l’endroit où j’en étais rendu dans le travail, et je sentais aussi que cette puissance n’amenait pas la progression qui aurait dû se passer en moi.

De même, en même temps je sentais une immense pression dans les fesses me posséder à chaque fois que j’avais une contraction. Encore là, je n’avais jamais vécu ça à mes deux autres accouchements.

Aussi, à chaque vague, la force que celle-ci avait me faisait sentir comme si j’étais un volcan sur le point d’exploser – mais sans pouvoir y parvenir. Pour te dire comment je sentais ces vagues « déjà fortes »… Mais comme les contractions étaient encore irrégulières, on présumait tous que le « vrai » travail n’était pas enclenché.

PERDU DANS LE VOILE

Vers 18h les sages-femmes arrivent, le temps qu’elles s’installent et regardent mon col, on me dit que j’en suis qu’à 4 et que ma poche des eaux est bien bombante.

On me confirme donc que je n’ai pas encore perdu les eaux.

Ça, c’était une surprise, et même une belle surprise!!

C’était un petit stress intérieur que j’avais à ce moment, car j’ai le streptoque B, ainsi qu’une allergie à la pénicilline. Ce qui fait que je ne pouvais pas – et ne tenais pas – à recevoir de médicaments pour prévenir une infection pour bébé. Mais comme ça faisait quand même un bon 18h que je croyais avoir perdu les eaux, me faire confirmer que bébé était toujours en sécurité et à l’abri de cela, en ayant encore la poche des eaux bien saillantes, ça m’a fait reprendre confiance, car je savais qu’au final bébé était protégé.

Donc je suis repartie mentalement avec mon 4 d’ouverture et j’ai continué à prendre les contractions.

Je fais du travail debout dans ma chambre, sur le ballon d’exercice, dans la douche, j’essaie la toilette, on va aussi au salon où je me mets sur les genoux, sur le divan, le haut du corps accoté sur l’appui-tête.

LE MYSTÈRE DE CET ACCOUCHEMENT

Vers 19h, sans réellement comprendre pourquoi, je me mets à saigner à chaque contraction.

Je perds ce qui semble être une à deux cuillères à soupe de sang.

Et à cause des vagues de contractions qui arrivent à chaque 5 minutes, cette petite hémorragie ne peut se refermer. Donc à chaque contraction j’ai une quantité de sang qui sort de moi.

Ça commence vraiment à me confirmer qu’il se passe quelque chose d’anormal dans mon processus corporel d’enfantement.

Peut-être deux heures plus tard après la première vérification du col, je veux de nouveau savoir où j’en suis et me confirmer à moi-même ce que je ressens à l’intérieur de moi, qui comme un bug, m’empêche de m’ouvrir à la hauteur de la force des contractions que je ressens.

ENTRE LES DEUX MONDES

Il est environ 21h quand on m’annonce que je n’en suis qu’à 5.

Donc près de 20h de travail plus tard, à gérer ces contractions si intenses, où je sens que ça pousse à chaque fois dans mes fesses, mais dont le rythme des vagues reste irrégulier ; je le sais, je le sens que cet accouchement sera particulier.

J’ai aussi de moins en moins d’énergie.

Comme je disais, la seule position qui était la moins douloureuse était debout, mais rendue vers 22h je n’avais plus la force de me soutenir debout ni de marcher seule.

Mon chéri et mon doula ont donc commencé à me soutenir littéralement pour que je puisse être debout à chaque contraction. Je fais des in et out dans la douche, qui, dépendant calme un peu la fréquence des contractions ou encore les rendent encore plus puissantes en force et en répétition.

Je fais aussi du travail à genou sur le divan dans le salon.

DERNIER DROIT VERS LE SOMMET

Vers 23h je suis complètement épuisée. Ça fait 22h que je suis sur mes pieds ou mes genoux. J’ai les jambes, les genoux et les dessous de pieds en compote.

Je demande conseils aux sages-femmes car je n’en peux plus et je me sens sur mes derniers miles. J’ai besoin qu’on me redonne espoir!

On suggère que je prenne quelques contractions couchée, afin de reposer mon corps et voir si ça ne calmerait pas les saignements qui ont toujours lieu à chaque contraction.

C’est pour moi une très mauvaise annonce (et souvenir de l’accouchement de Ély, en plus d’être fucking douloureux) que de penser prendre des contractions en étant couchée.

Ce que je fais tout de même, car à ce moment je suis vidée et complètement sur le point d’abandonner. J’ai donc besoin de croire en un plan de match pour la suite.

Une heure plus tard, à près de minuit, je n’en peux plus de vivre ce supplice couché.

DÉSESPÉRER OU LA PHASE DE L’ABANDON

Je commence à me dire intérieurement que je n’y arriverai pas, que je devrais aller à l’hôpital, prendre l’épidural ET que tout ce beau monde qui est là à me regarder souffrir sont clairement des psychopathes qui aiment voir les gens agoniser. #AlloLaPhaseDeDésespéranceQuiS’installe Hahah!

Je demande donc tout haut à mon chéri d’appeler l’ambulance. (Aaah ce fameux stade de transition que j’aurai finalement vécu aussi intensément à mes 3 accouchements.)

Mais comme j’avais bien préparé chéri – et qu’il était autant avec moi dans cet accouchement à la maison et connaissait les raisons pour lesquelles on faisait ça ainsi que les seules vraies raisons qui auraient pu m’amener à l’hôpital – il m’a répondu la seule chose qu’il devait dire, c’est-à-dire : Non mon amour. Tout va bien. Tu le fais.

À force de rager et de désespérer tout haut 😉, les sages-femmes décident de m’examiner « et de voir ensuite ce qu’on fera ».

C’est ainsi qu’à minuit moins 10 (dans la vie, dans ma tête et dans mon corps haha) qu’on m’annonce que je suis eeennnffiiinnnn à 9+, mais qu’on sent quand même une bande de col d’un bord qui semble ne pas rentrer comme il faut dans son trou.

On me propose donc de prendre une contraction avec la main de la sage-femme dans moi, qui au même moment poussera cette bande de col pour mon corps. On saura aussi à ce moment que les eaux sont crevées.

On présume que cela se serait passé quelques minutes avant, où j’avais eu une grosse contraction et que j’avais sentis beaucoup de liquide coulé de moi. Mais comme celui-ci était mélangé au travers de mon sang d’hémorragie on ne l’avait pas vraiment remarqué.

Et c’est ainsi qu’à la suite de cette manœuvre on m’a suggéré de monter dans ma chambre et qu’on est allé s’installer pour que je pousse. Mon chéri et mon doula ont dû me monter en me soutenant tellement je ne me portais plus par manque d’énergie.

ALLER AU BOUT DE SOI-MÊME, AU BOUT DE SA VIE ; POUR LA DONNER

Rendu en haut dans notre chambre à coucher, c’est à quatre pattes sur mon lit, accoté sur mon gros ballon d’exercice que j’ai pris les dernières contractions en poussant avec ce qui ne me restait pas d’énergie.

J’ai rugi comme un animal sauvage qui fonce vers la mort.

C’était cru.

C’était brutal.

C’était féroce.

Pour moi, c’était la fin.

Je donnais tout puis je mourais – c’est ce que je me suis réellement dit mentalement à ce moment.

J’ai donc poussé ma vie ; à sortir cette vie de moi.

Je suis parti dans les profondeurs de la terre, en même temps au plus profond de moi, mais aussi très loin là-bas, dans l’infini, à télécharger et ramener mon bébé pour le faire sortir de moi.

L’ÉMERGENCE

J’aurais aimé pouvoir attraper mon bébé, lui faire sentir dès les premiers moments de sa vie que je suis là et que je l’attends. C’est un souhait que j’avais exprimé à tout le monde.

Rendu à ce stade, j’ai entendu les sages-femmes me dirent que c’était le moment si je voulais toucher puis attraper mon bébé. Et je me souviens le sentiment d’impuissance que j’ai ressentie, car je n’avais même plus la force pour me relever sur mon ballon et porter mes bras à mon entre-jambe pour aller quérir mon bébé.

Quand j’ai écrit le premier jet de ces lignes, à 3 jours postpartum, je pleurais.

À ce moment, je me disais intérieurement espérer que je saurais un jour faire la part des choses, mais qu’à ce moment c’était un regret et un remords de ne pas avoir eu l’énergie et un restant de force pour soutenir mon bébé dans son arrivée dans ce monde.

Je sais que ce n’est pas « grave », mais j’en ai été longtemps bouleversée.

Bébé est donc « tombé » sur le lit (j’étais à quatre pattes, on s’entend que ce n’était pas une grosse chute là!), après un peu moins de 15 minutes de poussée.

En tombant il aura, ce qui a semblé, avoir bu une petite gorgée de liquide qui le suivait.

Quand il est tombé sur le lit, l’entrevoir et entendre autour de moi que bébé semblait avoir bu une gorgée de travers, m’a donné une dose d’adrénaline pour aller le chercher, lui tapoter le dos et le manipuler afin qu’il sache que j’étais là pour l’aider et que tout allait aller.

La sensation de tout de même aller chercher mon bébé (et non de me le faire mettre sur moi déjà à peu près nettoyé comme à l’hôpital) restera encré en moi à tout jamais. Sa chaleur, sa moiteur, son poids, sa senteur; je revivrais cela 1000 fois.

Bébé aura lâché quelques petits couinements, mais pas de pleurs à sa naissance.

C’est ainsi qu’à 12h11 le 18 janvier est né un beau bébé tout rosé, plein de cheveux et c’est aussi à ce moment que j’ai entrevu et annoncé que c’était un garçon! On s’était gardé la surprise pour ce moment!

Le troisième garçon de notre famille. 💓

LE RETOUR

On a ensuite fait du peau à peau, le temps qu’on regarde ce qu’il en était pour moi, car j’avais perdu, semble-t-il, un flush de sang plus important que proscrit (mais sache que c’est tout de même normal de perdre pas mal de sang à la sortie de bébé – c’est entre autres le placenta qui se décroche et le temps que ça coagule, il y a du sang qui gicle).

On m’a donc donné une dose d’ocytocine de synthèse, car les sages-femmes n’étaient pas sûres, mais sincèrement rendu là, comme je l’ai verbalement dit à ce moment, je m’en « calissais » ben! Haha! Ce qui m’importait c’était que j’aille assez bien (et mon bébé aussi) pour rester au chaud dans ma maison et dans mes affaires.

Le placenta est sorti quelques minutes plus tard, complet et sain. On a laissé le cordon à bébé une bonne heure puis on a coupé. J’ai donné le sein aussi dans la première heure.

À 4h du matin, tout le monde était reparti et on commençait notre vie à 5 dans le confort de notre maisonnée. 💓

Au final, 3 mois post-accouchement, je suis satisfaite de cet accouchement et je recommencerais demain matin d’accoucher à la maison si j’avais de nouveau à le faire.

Accoucher à la maison, et la préparation mentale qui vient avec cela, vaut tout l’or du monde.

Mon bébé et moi avons eu une naissance optimale.

Loin de tous ces médicaments et actes médicaux qui nuisent plus souvent qu’autrement au processus naturel de l’enfantement.

Tu comprendras qu’à la longueur de ce texte, je ne peux plus en rajouter hahaha! Mais je te déclinerai sûrement un de ces quatre, dans un nouvel article de blogue pourquoi je conseillerais d’accoucher à la maison, quelle a été ma préparation pendant la grossesse et puis le jour J à la maison.

N’hésite pas si tu as des questions ou encore de me partager ton récit d’accouchement en commentaire!

1 commentaire
  1. J’ai également accouché avec sage-femme, mais pour ma part, j’ai choisi de le faire en maison de naissance étant donné qu’on vivait temporairement chez mes beaux-parents à ce moment là.
    Quand je me suis réveillé, à 5h45 du matin le 3 février 2021, j’avais déjà d’intenses contractions régulières au 5 minutes. À 9h, j’ai appelé ma sage-femme en lui demandant si je pouvais me rendre faire évaluer mon col. J’étais à 1 et 3/4 environs et effacé à seulement 30%. Je suis donc retourné chez moi.
    Je suis resté allongé dans mon lit, souffrant de plus en plus à chaque contractions.
    Vers 15h, je hurlais ma douleur et mon chum n’en pouvait plus de me voir souffrir ainsi. Il a rappelé ma sage-femme (car j’étais incapable de verbaliser àce moment là) et nous sommes retourné faire évaluer mon col.
    J’étais rendu à 3 et effacé à 40%. Elle voulait me retourner à la maison, mais comme j’avais environs 20 minutes de voiture à faire, je n’en sentais plus la force.
    Finalement, vers 16h, on m’installe à ma chambre. C’est beau, grand, paisible et j’ai heureusement la seule chambre possédant un bain tourbillons. Je me déshabille immédiatement et embarque dans le bain, où j’y viverai mes derniers milles.
    J’ai changé la température de l’eau probablement une bonne dizaine de fois, de froid à chaud et de chaud à froid. J’ai aussi demandé à mon chum de m’accompagner dans l’eau, car j’avais besoin de prendre appuie sur lui.
    Vers 19h50, alors que j’avais une contraction, j’ai senti une bulle éclaté en moi et entendu mon chum hurler ” Elle a perdu ses eaux “. C’est alors que j’ai senti une immense vague traverser mon corps et que j’ai ressenti un fort besoin de pousser. Je suis resté dans l’eau, à pousser, durant 35 minutes. Ma sage-femme me répétait sans cesse de transférer dans le lit afin que ce soit plus facile pour elle de m’exprimer et de pouvoir accueillir bébé. Mais à chacune de mes contractions, je sentais que bébé allait tomber si je me levais pour sortir du bain.
    À un moment donné, j’ai dis ” OK, après celle-là, je cours jusqu’au lit car il va sortir. On m’a aidé à me coucher sur le côté, on m’a mise un sac de sarrasin le long de mon corps afin de le《cuillèrer》et j’ai donné toute mon énergie dans les 3 dernières poussées pour donner naissance à mon fils.
    Je n’ai rien entendu, pas un son sortait de bébé. J’étais tellement perdu au travers des 3 aides-natales, qui me disait ” Lève les fesses, déplace toi” afin de me nettoyer et de changer les draps, que je n’avais pas eu conscience que mon fils avait dû mal à prendre ses premières respirations et qu’il était prêt de devoir se faire aider avec de l’oxygène.
    Mais un moment donné, j’ai entendu sa douce voix pleurer délicatement et on me l’a ensuite déposé dans les bras.
    Je me souviens encore à quel point il était chaud, humide et l’odeur. Ça sentait la vieille eau usée, mais ce n’était pas désagréable.
    On l’a examiné, toutes étaient beaux et on nous a laissés seuls : moi, papa & bébé.
    Ça fait 3 mois déjà et ça me manque profondément. Pas les latences, ça c’est pénible. Mais les derniers instants de poussées, c’était si intense et puissant, je revivrais ça n’importe quand.

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