Mon premier accouchement sans épidurale!

Si tu me suis sur Instagram, tu sais sûrement que j’avais bien hâte d’accoucher. J’attendais patiemment ce jour depuis le moment où j’avais eu la chance de voir apparaître ce beau (+) sur mon test de grossesse en septembre dernier. Depuis, j’ai lu tous les livres pas possibles pour me préparer à l’accouchement en plus de faire des cours d’hypnobirthing puisque je désirais avoir un accouchement naturel.

Plusieurs me disaient que j’en faisais trop, qu’on ne pouvait pas contrôler ce moment. Et je comprends tout à fait leur opinion, mais reste que pour moi, il était impossible de ne pas « manger » toute cette information et de laisser ça « au hasard ». J’ai pour mon dire que quand tu t’en vas courir un marathon, tu te prépares, alors pourquoi ne pas te préparer au plus grand évènement de ta vie, celui de donner la vie?!

Alors, c’est ce que j’ai fait et je suis loin de l’avoir regrettée. En plus, de m’être gavée de toute cette information, je me suis aussi préparée physiquement à donner naissance naturellement, je t’en parle ici justement.

UN STRIPPING RÉUSSI!

Puis le grand jour est arrivé. À 40+3 semaines je suis allée pour un rendez-vous chez ma sage-femme. Je savais qu’elle allait me proposer de me faire un stripping et j’hésitais beaucoup au fait de le faire. J’avais tellement entendu d’histoires qui ont mal virées suite à un stripping… un peu comme la fois où Léa a donné naissance à Ély. Et puis tous les livres que je lisais, me disaient que c’était une option viable, mais que souvent tu n’avais pas besoin d’un stripping pour déclencher ton accouchement et souvent celui-ci se serait passé de toute façon dans les deux prochains jours (avec ou sans stripping). Donc la question revenait, le faire ou ne pas le faire?

Et puis j’ai décidé de laisser ça entre les mains de la sage-femme, en me disant que si mon col était dilaté un peu, j’allais la laisser me faire un stripping. Et puis c’est en analysant mon col de l’utérus qu’elle a bien vu qu’il était dilaté à 2 et qu’il était possible de faire un stripping. Alors on l’a fait!

Je ne m’attendais honnêtement à rien, surtout connaissant l’histoire de Léa… j’avais plutôt peur que ça vire mal. Il était 2h de l’après-midi le 27 mai lorsqu’elle a fait mon stripping. De retour à la maison, j’avais quelques pertes de sang, mais pas plus. Alors, ce soir-là, pour mettre toutes les chances de notre côté, le petit mari et moi sommes allés prendre une longue marche sur le bord de l’eau pour essayer d’activer les choses. Pendant ma marche j’avais beaucoup de fausses contractions similaires à des Braxton Hicks, mais un peu plus fortes et seulement quand je marchais. Lorsqu’on est revenu à la maison, j’ai pris une douche et elles étaient encore là. À ce moment, je pensais que ça allait se passer pendant la nuit, mais puisque j’aime beaucoup dormir j’ai suivi les conseils de ma sage-femme et j’ai pris deux Gravols afin de m’assurer d’une belle et longue nuit de sommeil. Puis, je me suis levée le lendemain matin et mes contractions avaient disparues. J’ai donc envoyé le petit mari au travail et j’ai débuté ma journée.

MON CORPS SE PRÉPARAIT À LA SUITE…

Vers 10h le matin les petites contractions ont recommencées. C’est là que je me suis mise à avancer beaucoup de travail pour m’assurer que je n’allais pas prendre de retard la semaine prochaine. J’ai continué mes petites affaires jusqu’à 14h, le moment où les contractions ont commencé à s’intensifier. À ce moment-là, j’ai décidé de prendre un bain pour me relaxer et aussi pour voir si les contractions allaient rester. Elles étaient bel et bien là, à environ huit minutes d’intervalle. C’est là que mon beau-frère a cogné à la porte pour venir m’apporter du pain maison… laisse-moi te dire que je n’étais pas dans un état pour ouvrir la porte! ?

Suite à mes cours d’hypnobirthing, j’avais téléchargé l’application Freya sur mon téléphone afin d’écouter les pistes de lecture pour me relaxer, mais aussi afin de compter mes contractions. C’est à 2h30 que l’application me confirme que le travail était bel et bien commencé. Puisque c’était ma première grossesse, je n’ai pas tenu bon d’informer mon mari au sujet de mes contractions. Je l’ai laissé vaquer à sa journée de travail puisque j’avais peur que le travail arrête à tout moment. Puis c’est finalement vers 16h30 qu’il est arrivé à la maison pour me trouver dans le lit à essayer de gérer mes contractions aux trois minutes. À ce moment, je n’y croyais pas encore. Alors je lui ai dit de ne pas trop se stresser et de chiller parce que ça se pourrait que ça n’arrive pas aujourd’hui.

PUIS J’AI PERDU LES EAUX!

Seulement 30 minutes après son arrivée à la maison j’ai soudainement senti un gros « boom » ici-bas. C’est là que je me suis mise à crier que j’ai perdu les eaux. J’ai couru vers la toilette, en criant à mon mari d’appeler la sage-femme. Puisque j’avais testé positif au streptocoque B, je savais que je n’avais que 24 heures suite à la perte de mes eaux pour donner naissance. Il fallait donc la mettre au courant dès que possible! Elle nous a conseillé de nous rendre tout de suite à l’hôpital afin qu’on me donne l’antibiotique, pour éviter d’avoir des complications reliées au streptocoque B. Mais avant de partir de la maison, elle nous a aussi conseillé de manger quelque chose puisqu’il se pourrait que la nuit soit longue! C’est là que mon mari a sorti ses talents culinaires pour nous faire un bon vieux Kraft Dinner. Oui, tu as bien lu, ce fut notre dernier repas avant de devenir parent! Haha!

Nous nous sommes donc dirigés vers l’hôpital à 18h. Suite à notre arrivée, la sage-femme a testé mon col de l’utérus afin de voir si le travail avait progressé. J’étais à ce moment ouverte à 4. On nous a donc admis dans notre chambre d’hôpital, où mon mari s’est empressé de créer notre petite ambiance cosy. On a tamisé les lumières et on a allumé les fausses chandelles. Puis j’ai continué de gérer mes contractions à l’aide de l’application Freya et de mes techniques de respiration. Une heure plus tard, les contractions ont commencé à être de plus en plus fortes. J’ai donc sauté dans la douche, puisque j’avais perdu les eaux, on essayait de garder le bain que pour la fin du travail. La douche m’a fait beaucoup de bien, je pense que j’y suis restée pendant un peu plus d’une heure. Ce n’était pas le temps d’être écolo!

Par la suite, j’ai alterné entre le ballon et le lit où on m’a mis un ballon en forme de « bean » entre les jambes, pour aider avec la position du bébé. Sachant que mes contractions étaient surtout dans mon dos, on se doutait que bébé n’était peut-être pas dans une position idéale. Puis, je suis retournée sur le gros ballon, où l’infirmière et mon mari s’alternaient pour me donner des massages dorsaux pendant et entre les contractions. Ça a fait le plus grand bien!

Puis j’ai finalement eu le « go » pour embarquer dans le bain. J’avais de gros espoirs que ça enlève tout mon mal… mais j’étais rendue trop loin dans mon travail, je n’ai pas senti de différence et je commençais un peu à désespérer.  C’est là que j’ai demandé à mon chum qu’il m’ouvre le ventre pour sortir le bébé sur-le-champ. J’ai aussi lâché un « tabarnack » à ce moment! Le seul et unique de toute la soirée. La sage-femme m’a donc conseillé d’injecter de l’eau saline dans mon dos afin de réduire la douleur. Elle a donc piqué à 4 endroits pour faire les injections et pendant 1h, mes contractions ont presque disparues. Par contre, puisque le bain était chaud, le coeur du bébé a commencé à ralentir… je devais donc choisir entre un bain froid ou sortir afin de donner une chance de plus à bébé.

LE MOMENT OÙ C’EST DEVENU DIFFICILE À GÉRER

J’ai décidé de sortir vers 10h30, le moment où elle a procédé à un second examen de mon col de l’utérus. J’étais maintenant ouverte à 7! Ouff, on y était presque. Les contractions se sont vraiment intensifiées à ce moment. Elles sont devenues vraiment difficiles à gérer. C’est là où j’aurais aimé avoir accès au gaz hilarant, mais à cause du Covid-19, ce n’était pas une option. On m’a donc conseillé de m’injecter de la fentanyl. Ça ne réduit pas la douleur reliée aux contractions, mais ça te permet d’avoir l’esprit léger entre celles-ci. De cette façon, j’étais capable de reprendre mon contrôle entre les contractions. Ce qu’on ne te dit pas, c’est que ça dure seulement 15 minutes et que tu as seulement le droit d’avoir 6 doses. J’ai donc dû les espacer toutes les 30 minutes, parce que je ne savais aucunement combien de temps ça allait prendre pour me rendre à 10!

Et ça a pris 2 heures… et 4 doses de fentanyl… et quelques cris de vache plus tard, j’étais enfin rendue à 10.

PUIS UNE SURPRISE EST SORTIE

Mais avant d’avoir la confirmation, je me suis mise à crier « ça pousse, ça pousse ». La sage-femme était sortie, nous étions donc seuls avec l’infirmière qui me disait de ne pas pousser. Mais c’était plus fort que moi. Après quelques poussées spontanées, j’ai donné naissance à une grosse poche d’eau de la taille d’un pamplemousse. Hahahah!

L’infirmière ne comprenait pas ce qui venait de se passer, elle ne voulait pas y toucher et elle a tout de suite « pagé » ma sage-femme pour qu’elle revienne. À son arrivée, elles se sont toutes deux exclamées: « Oh! Intéressant! ». Le genre de chose que tu ne souhaites pas entendre entre 2 contractions, dilatée à 10 genre. J’ai par la suite eu le « ok » pour commencer la poussée, il était 12h30 à ce moment.

LE RYTHME CARDIAQUE DU BÉBÉ ÉTAIT COMPROMIS

J’avais bien espoir de pouvoir pousser en position debout ou du moins accroupie, car je ne voulais pas être couchée. La sage-femme et l’infirmière tenaient absolument à ce que je pousse couchée, ce que j’ai fait pendant 15 minutes, puis ça n’avançait vraiment pas comme je voulais. C’est là qu’elles ont sorti un accessoire me permettant de m’accroupir tout en étant sur le lit d’hôpital. J’ai pu pousser le bébé de cette façon jusqu’à ce qu’on voie la tête apparaître, puis j’ai dû retourner en position couchée sur le lit, puisque le rythme cardiaque du bébé était compromis en position accroupie.

Et 20 minutes plus tard, après avoir bien senti ce beau cercle de feu si puissant, à 1h39 du matin j’ai donné naissance à mon beau bébé.

ET LA CERISE SUR LE SUNDAE ; DÉCOUVRIR LE SEXE DE BÉBÉ

On l’a tout de suite déposé sur ma poitrine. Entre deux larmes et quelques cris de joie, j’ai eu la chance de découvrir qu’il se cachait un petit garçon dans mon bedon tout ce temps. C’était tellement spécial comme moment.

On a par la suite eu 1h30 en peau à peau avec bébé. À pleurer de joie, à le regarder avec tous ses petits traits de bébé d’amour. Quel sentiment puissant. C’est aussi là qu’on a partagé la première tétée, pendant que je poussais mon placenta! Non mais quel sentiment de libération lorsque ça sort cette affaire-là!

Ils ont ensuite apporté bébé pour la pesée officielle! Un beau 7lb9oz et il mesurait 53 cm! Puis c’était au tour de papa d’avoir son moment avec bébé, pendant que j’en ai profité pour m’empiffrer dans toutes les collations qu’on avait apportées à l’hôpital! Les meilleures chips que je n’ai jamais mangées! Haha!

On s’est couché vers 4h30 du matin et vers 15h30 le lendemain on était déjà en route vers la maison!

EN RÉSUMÉ

Du début de mes contractions jusqu’à la naissance de bébé, je compte avoir été en vrai travail pour un total de 12h, ce qui inclut une poussée de 1h. Je suis vraiment heureuse que tout se soit passé comme je l’espérais… tellement que 3 jours plus tard lorsque la sage-femme est venue à la maison pour nous visiter, elle m’a demandé : « Le referais-tu? » Ma réponse fut un gros OUI! Sans hésiter! J’imagine que c’est bon signe.

Je ne regrette en rien toutes les lectures que j’ai faites, les cours que j’ai suivis et mon trop d’informations que j’ai lues, puisqu’après tout c’était pour avoir les outils pour arriver à mon but. Je me compte aussi très chanceuse qu’il n’y ait pas eu de complications, parce que c’est vrai qu’on ne contrôle pas vraiment la naissance de nos minis. Et après tout, peu importe la façon dont ils naissent, il n’y a rien comme simplement de les savoir en santé dans nos bras.

As-tu eu un accouchement comme tu l’espérais?

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