On est toutes humaines : ça n’arrive pas juste aux autres

Texte de Valérie Pichet

J’entends partout que l’anxiété est le mal du siècle. Je ne sais pas si tu es comme moi, mais je suis le genre de personne qui pense que ça arrive juste aux autres et que je suis au-dessus de tout ça. Je croyais que de voir la vie du bon côté m’immunisait contre les attaques extérieures de stress. Je pensais être assez forte pour cacher mes problèmes, pour prouver aux gens qui m’entourent que « I got this! »… Pourtant non.

Et c’est justement ce qui m’a traîné jusqu’au bout du rouleau.

3 ANS DE TOUT…

Trois ans de stress refoulé. Trois ans de dommage sur un système nerveux, c’est long longtemps. Trois ans à camoufler mes problèmes, à sourire alors que je voulais pleurer toutes les larmes de mon corps. Trois ans à tenter de trouver une place où je suis bien alors que partout, je ne me sens pas à ma place. Trois ans à vivre avec un masque. Trois ans de recherche infructueuse.

Mais le masque a fini par m’étouffer.

PRENDRE UN BREAK POUR REVENIR PLUS FORTE APRÈS

J’ai pris la décision de l’enlever, de montrer ma vulnérabilité, parce qu’au fond, on est tous humains.

Je me retrouve donc aujourd’hui à nouveau sur la case départ.

Je vis tellement de contradiction, mentalement parlant. Il n’y a pas de mal à penser à soi. Mais je me sens tout de même mal de le faire.

Mais je devrais… Je ne peux plus donner de mon énergie parce que je suis vidée. Le système nerveux a lâché.

Le cerveau est une belle machine, faire croire à ton corps qu’il a des symptômes physiques alors que c’est lui, en haut, qui est déraillé – épuisé.

Alors pour la première fois de ma vie, j’ai pris la lourde décision de lâcher prise. De prendre un break pour revenir plus forte après. Que ça plaise ou non aux personnes autour de moi.

LA VRAIE FORCE, C’EST DE CONNAÎTRE NOS PROPRES LIMITES

As-tu toi aussi l’impression de décevoir les gens si tu penses un peu trop à toi-même? Mais la terre continuera de tourner, même si tu t’absentes du travail quelques semaines.

Oui, je me sens mal de prendre ce temps d’arrêt. Parce que j’ai l’impression que je vais causer des problèmes au travail. Parce que je pense que tout le monde va me juger. Parce que je pense que j’ai l’air d’une faible.

Mais justement : la vraie force, c’est de connaître nos propres limites et de savoir quand notre corps a besoin de repos.

Sais-tu quoi? Ben qu’ils jugent tant qu’ils veulent! Ça m’épuise de faire comme si tout va bien alors que c’est le bordel à l’intérieur de ma tête. Je suis plus qu’une surface, je suis humaine et j’ai des faiblesses.

La première étape, c’est d’admettre qu’on a un problème et d’accepter le fait que l’on doive s’arrêter un instant. Dans le simple but de revenir plus forte après!

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