Une petite histoire de seins…

Pendant les 3 dernières années, je n’ai fait que parler de seins. C’est drôle à écrire et à lire enh! En fait, c’est que je travaillais en tant que designer pour une compagnie de lingerie bien établie à Montréal. Parler de seins, regarder des seins et créer pour des seins étaient choses de mon quotidien. Dans cette même lignée, je m’assurais de toujours porter de bons soutiens-gorge, assez ajustés pour que mes lolos restent toujours bien en place.

Ayant baigné dans le monde du sein bien en masse, je me suis aussi créé l’habitude de me faire l’examen des seins tous les mois. Il y a environ 3 mois, j’ai remarqué que j’avais une douleur constante aux 2 seins. Un était plus douloureux que l’autre, mais la douleur restait tout de même similaire et très désagréable. Ça fait donc aussi 3 mois que je suis là à me taponner les seins pour essayer de comprendre ce qui cloche. En vain, je ne trouve jamais rien (et par chance).

La semaine dernière je me décide enfin à prendre le temps d’aller voir un docteur, question d’éclaircir tout ça. Alors par un samedi matin, 8h30 je me prépare à partir en direction de cette dite clinique qui prend du «sans rendez-vous». Évidemment comme je m’en doutais, il n’accepte pas de nouveaux clients. Car n’oublions pas que je viens de déménager de province. Je n’ai donc pas de médecin de famille. Trouver un docteur qui voudra bien me voir, c’est pas mal comme trouver une aiguille dans une botte de foin, on s’entend!  Bref, cette clinique a tout de même la gentillesse de m’indiquer une autre clinique où je peux m’essayer. J’arrive donc à la 2ième clinique où encore une fois, on me transfère à une autre clinique, pour les mêmes raisons.

Jamais 2 sans 3, celle-ci est finalement la bonne. J’attends quelque temps puis je rencontre le médecin. Les mains moites et le cœur battant, je lui explique la situation. (Tsé le moment où tu veux savoir ce qu’il se passe avec ton corps mais que tu n’as pas envie d’entendre de mauvaises nouvelles…)

C’est maintenant l’heure fatidique de l’examen des seins. Avoue que peu importe combien de fois tu as passé cet examen, le moment est toujours super akward. J’enlève donc mon haut et je me couvre de papier crêpe, puis l’examen commence. Le médecin fait son truc puis m’annonce le diagnostic. « Madame, je ne vois absolument rien qui cloche avec vos seins. La seule raison pour laquelle vos seins vous font mal, eh bien je crois que c’est parce que votre soutien-gorge est trop serré… »

Ça se mélange dans ma tête… moi qui me faisais les pires scénarios!! J’éclate de rire intérieurement! La fille qui a créé des centaines de soutiens-gorge, qui connait la physiologie des seins par cœur et qui sait ce qui doit être porté selon chaque forme ainsi que selon chaque grandeur de sein… Moi qui a parlé de sein à longueur de journée, pendant des années. Je porte en fait des soutiens-gorge trop serrés ?!? Allo le cordonnier mal chaussé!!! Non mais, what a FAIL

Finalement la seule prescription que le médecin m’aura donnée ce jour-là, aura été de libérer mes seins de mes brassières le plus souvent possible.

Il y a 3 ans, si on m’avait dit que j’allais devoir faire partie du mouvement #FreeTheNipples de fin de semaine à temps partiel, je n’y aurais pas cru. Eh bien, me voilà, me and my girls are part of the team!

Heureusement pour moi, tout se termine bien! Et toi, est-ce que tes seins t’ont déjà créé une petite frousse?

6 commentaires
  1. Allo Sacha! Un beau bonjour du Québec et de St-Méthode en particulier.
    Je comprends ta frousse.
    Tu dis que tu aimes faire de la randonnée, tu es gâtée par le paysage avec ces belles montagnes tout près.
    J’ai visité un peu l’ouest Canadien et je suis encore sous le choc des paysages si magnifiques que j’ai pu admirer, j’ai été impressionnée d’être si près de ces montagnes. Belle vie là-bas pour to

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