À toi qui entreras bientôt en post-partum

Quand j’ai accouché de mon premier bébé, je m’attendais à tout et à rien.

Comme on me l’a souvent répété et comme la bonne future maman que j’étais, j’ai pris les bons conseils de mon entourage qui me disait de ne pas trop me faire de plan ni d’attente pour les jours et semaines suivant mon accouchement.

Car comme on le dit si bien aussi, c’est bébé qui décidera du moment de sa venue, de combien de boire il prendra par jour ou encore quand est-ce qu’il fera ses fameuses nuits.

Je me considère easy going dans la vie, donc pour moi, de laisser les choses aller comme ça, ce n’était pas un concept difficile à comprendre et n’y à appliquer.

Mais quand mon premier bébé est venu au monde, j’ai frappé un mur.

À MON PREMIER ACCOUCHEMENT

De tout ce que j’avais pu imaginer, car on se fait tout de même des scénarios, ou du moins, on visualise toutes un peu, je ne croyais pas être frappé de plein fouet par quelque chose d’invisible qui me mettrait autant K.O..

Et j’ai nommé : les hormones post-grossesse et post-accouchement.

Je ne croyais pas pouvoir être aussi poquée en post-partum, pis tsé dans la minute suivant mon accouchement.

Je ne saurais dire aujourd’hui si la cause de mon senti était un ‘post-partum’ à proprement parlé ou un baby blues, mais ‘j’étais loin’ dans moi… Très loin.

Encore aujourd’hui j’ai de la misère à expliquer comment je me sentais…

Je n’avais juste pas d’énergie. Et je ne me reconnaissais plus.

Ça se mettait rapidement à tourner dans ma tête et dans ‘mon cœur’ si je faisais moindrement quelque chose de ‘’demandant’’ comme recevoir de la visite pour une petite heure ou aller faire l’épicerie.

Mon moral allait, je n’avais pas de pensée bizarre ou d’idée noire mais c’est plus comme si j’avais constamment la batterie à zéro ou presque à zéro.

 À TOI QUI ENTRERAS BIENTÔT EN POST-PARTUM

Donc à toi qui entreras bientôt en post-partum, même si on te dit de t’attendre à tout et à rien et surtout de ne pas te faire d’idée, moi j’aurais aimé qu’on me prépare ‘un peu plus’ à cette possibilité.

Cette possibilité que ce ne soit pas nécessairement les pas-de-nuits de ton bébé qui t’épuiseront à long terme, mais juste le fait de te mouvoir dans ta vie. Tsé que juste ça, ça se pourrait que ce soit é.p.u.i.s.a.n.t.

Pis la cause de ça, ce sera simplement tes hormones.

À toi qui entreras bientôt en post-partum | Sparks and Bloom

Je ne veux surtout pas t’alarmer ou te créer des craintes, mais juste te dire que cette possibilité existe.

Ça se peut donc fort bien que tu te sentes rapidement dépassé par de simples petites choses, comme aller faire ton épicerie.

Que ça se peut fort bien que tu te sentes comme si le plancher se mettait à tourner, aussitôt que tu devras faire un effort plus grand que d’aller faire pipi ou manger.

Et ce, pendant possiblement plusieurs semaines.

FINALEMENT, PERSONNELLEMENT

J’aurais aussi aimé lire ce genre de texte pendant que je me sentais comme ça.

J’aurais aimé savoir que je n’étais pas seule à me sentir comme ça et que ça allait revenir un jour. Qu’il ne fallait surtout rien presser car ça ne ferait que m’étourdir encore plus.

J’aurais aimé lire que c’est normal et correct d’avoir besoin de prendre du temps. Ce temps, pour tout absorber de ce nouveau monde et pour que mon corps reprenne le dessus sur ces fameuses hormones.

Alors, ce texte c’est de moi, la fille qui a trouvé ça rough, à toi la fille qui trouvera peut-être ça rough.

Et comme quand on se prépare à une mauvaise tempête de verglas en hiver, y’a pas grand-chose à faire à part remplir son frigo et son congélateur de bonnes choses à manger, de remplir sa maison (et son cœur) de chaleur en prévision de ‘peut-être’ un peu de froid et de t’assurer d’avoir des proches qui peuvent t’aider dans le pire.

T’es forte. Xx

11 commentaires
  1. Quand j’ai accouché j’ai aussi été vraiment down et c’était aussi quelque chose que je ne m’attendais pas. C’était le deuil de ma vie d’avant le deuil d’avoir juste mon moi-même a m’occuper

  2. A mon premier accouchement, je n’ai pas vraiment senti mon post-partum parce que mon bébé n’a pas survécu et tout ce que je voulais c’était m’occuper… Mais il y a bientôt 5mois, que j’ai accouché de ma cocotte et ouff… Celle-ci par contre, c’était quelque chose.. Blême, cernée, épuisée étaient la définition de moi-même.. Courage à toutes les mamans! Ce n’est vraiment évident parfois!

    1. Oh!..J’ai une pensée pour toi maman xx … Et non comme tu dis, ce n’est vraiment pas facile. Mais je trouve que ça fait d’autant plus de bien de savoir que nous ne sommes pas seule à se sentir comme ça. On est bonne!! xx

  3. Merci pour cet article. Je suis tellement d’accord avec toi, on en parle un peu… mais pas beaucoup de cette horreur de post partum. J’en ai eu un beau mois aussi! Mais très compliqué de trouver des témoignages. et dès que tu en parles haut et fort comme par hasard, les langues se délient. Mais c’est pas quelque chose que les mamans disent ouvertement. Je trouve ça dingue.

  4. Merci à toi! Ça me fait du bien je suis caché dans la salle de bain du sous-sol en train de pleurer 3 bébé en 3 ans je crois bien que ça fait un bout que ça dur mais j’ai l’habi De lutter car j’ai pas eu la vie facile mais là je dors plus l’homme dont j’ai toujours rêver ne me comprend pas quand je lui lance un au secours j’ai besoin d’aide je m’y Prend mal et il m’en fait payer pour ça !

  5. Je cherchais aussi désespérément des témoignages de ce genre suite à mon accouchement. J’aurais pu écrire ce texte, mais moi en plus j’étais déprimée et je regrettais (allo, la culpabilité!). J’aimerais donc ajouter, si les futures mamans lisent mon commentaire, que plus souvent qu’autrement, ça passe. Et on fini par se sentir “normale” avec tout ce que cette nouvelle normalité implique <3

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.

Tu pourrais aussi aimer