Moins j’utilise les réseaux sociaux, mieux je vais

Je recule au temps où je n’étais pas maman et je me souviens des heures passées sur Instagram ou Facebook. À la fin de l’année, c’était presque incalculable.

Je créais beaucoup de contenu, mais j’en consommais aussi beaucoup. Disons que la vie était différente et que j’avais beaucoup de temps libre. Bon, ça, c’est une autre histoire.

Avance le temps et nous voilà dans le présent. Moment où je suis maintenant maman. Je m’aperçois que plus je passe de temps sur les réseaux sociaux, plus je suis en colère avec moi-même. D’abord, parce que je manque du temps de qualité avec mon fils. Des fois, je me transporte et je me demande ce que ça fait d’être à sa place. J’ai grandi avec des parents présents, ils n’ont jamais été pris dans un vortex virtuel lorsque je leur posais des questions.

Parfois, je me demande ce que ça fait à mon enfant de nous voir immobile et drainer par notre téléphone, à manquer des interactions avec lui, à ne lui offrir que très peu de notre présence parce qu’on est submergé dans ce monde. Et lui, qui nous regarde avec ses grands yeux, quand nous faisons le zombie devant un rectangle noir.

Et puis, je me suis retrouvée plusieurs fois à me fâcher après lui parce que j’étais « concentré » devant mon téléphone. Pourtant, lui, ne voulait qu’un truc bête de sa maman. À être anxieuse parce que je voulais regarder une story pendant que lui voulait simplement que je lui lise un livre. C’est comme si pour moi, ça devenait trop. Encore à ce jour, je n’ai pas trouvé ma balance entre créatrice de contenu, ma consommation des réseaux sociaux et ma vie de maman présente pour mon garçon.

Je me pose aussi souvent la question du « pourquoi je donne autant de temps à partager ma vie sur les réseaux sociaux » et que pendant ce temps mon enfant ne reçoit pas ce temps lui. C’est un dilemme étrange que je n’arrive pas à résoudre. Et pourtant, plus je m’éloigne des réseaux sociaux, plus ma vie de maman va bien. Les interactions avec notre communauté me manquent certainement, mais j’apprécie d’autant plus les interactions que j’ai avec mon enfant.

Je vague dans tout ça présentement. C’est étrange et rempli de questionnement. Je ne sais plus ce que j’ai envie de partager au détriment de perdre des moments avec ma famille qui ne reviendront jamais. Et puis il y a toutes ces questions et la pression qui vient avec ça.

Avant, on partageait une photo aux quelques jours et c’était parfait. Maintenant, en tant que créatrice de contenu, il faut faire présence de sa vie à presque toutes les heures en stories et sur les fils des différents réseaux sociaux si on veut rester visible.

…Tout ça pour se garder dans la mire.

Cette roue qui tourne toujours de plus en plus vite et qui ne s’arrête jamais, parce qu’on va se le dire, peu importe le temps qu’on y donne, ça ne sera jamais assez.

Et toi, qui gères ça de l’autre côté du miroir, mais qui doit tout de même avoir des réflexions en ce sens à partager, comment es-tu arrivé à garder la balance?

Je veux t’entendre!

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