Constats d’une première année à Vancouver

Voilà c’est arrivé, ça fait maintenant un an que j’ai pris mes valises et que j’ai déménagé à 5000 km de chez moi pour aller rejoindre le petit chum. Une année qui semblait si incertaine et qui était remplie de défis… de gros défis. Trouver une maison, trouver un nouvel emploi, lancer un blogue, se faire des amies, une nouvelle routine, bref me créer une nouvelle vie. Parce que oui c’est ça après tout.

Constats d'une première année à Vancouver | Sparks and Bloom

J’ai souvent voulu montrer que ce déménagement ne me stressait pas beaucoup parce que j’aime bien l’aventure mais c’était tout le contraire. Mais ça en était toute une pour moi. J’ai eu peur, bien peur. On va se souvenir de la dernière fois où j’ai « essayé de déménager à Vancouver» et où ça s’est terminé 6 mois plus tard avec mon retour à Montréal!? Oui cette fois-là…

J’avais déjà échoué une première fois, allais-je réussir la seconde fois? Et si je ne suis pas faite pour ce genre de vie? On ne le sait vraiment jamais jusqu’à ce qu’on soit en plein dedans. Alors j’ai pris tout mon courage et j’ai sauté dans l’aventure.

ET QU’EST-CE QUE ÇA A DONNÉ TOUT ÇA?

Je dirais que la partie n’est pas encore gagnée. Chaque jour loin de ma famille me force à grandir et me permet de me connaitre toujours un peu plus.

Quand tu déménages aussi loin, avec plus aucun repère, il ne reste plus que toi. Et là, tu n’as pas le choix de te regarder dans le blanc des yeux… et de te demander, t’es qui toi?

Ça a été aussi une nouvelle chance juste pour moi, de ne pas répéter certaines erreurs que j’avais faites.

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Aussi, ancrée dans la routine de travail-boulot-dodo, tu ne vois pas ta vie aller. Tu ne prends pas le temps de l’analyser du moins. De brusquer mon quotidien comme ça pour ne pas dire l’effacer. Ça m’a permis d’apporter un autre regard sur la vie que je menais et la vie que je veux vivre pour le futur.

C’est aussi apprendre à vivre au jour le jour. La première année tu ne sais pas vraiment ce qui va t’arriver. Appréhender le futur dans le temps-là est effrayant et décourageant. Tu vois ton entourage faire des plans, quand toi tu recommences tout à zéro. Tes repères à toi, tu viens de les envoyer aux poubelles.

MA SŒUR

Comme je l’ai déjà dit, en déménageant ici, j’avais bien peur de cette nouvelle vie. Sûrement parce que je savais un peu trop dans quoi je m’embarquais. Mais si seulement tu savais ma sœur. Si je ne t’avais pas, j’en serais à mon deuxième re-déménagement au Québec #LolPasLol. Sérieusement ce blogue, c’est ce qui me permet de carburer chaque jour. C’est ce qui met la flamme dans mes yeux. C’est mon terrain de jeux et c’est ici que je m’épanouis. Sur ce blogue, il n’y a pas la barrière de la distance, mais que nous toutes, peu importe d’où nous sommes dans le monde. Et pour cela, MERCI d’être avec nous et de nous lire!

Eh oui, je l’admets, tu m’as aidé à survivre à ce déménagement. Parce que je me suis rendu compte que je ne suis pas faite pour vivre à 5000 km de ma famille. Si ce n’était pas du petit chum, je ne planifierais pas passer ma vie loin de ma famille. J’applaudis ceux qui suivent leur carrière au bout du monde, mais ayoye que ce n’est pas moi. C’est une chose de partir à l’aventure au tour du monde pendant 6 mois et de savoir que tu vas retrouver ta petite vie après ce long périple. Ça en est une autre de planifier une vie tout entière à l’étranger.

LES POINTS POSITIFS

D’abord mon anglais s’est amélioré à fond, j’avais comme pas trop le choix enh! #YesNoToaster. Je me suis fait de nouvelles amies et de nouveaux collègues. J’ai découvert de nouveaux endroits et de nouveaux restos. Je me plais bien au mode de vie de la côte ouest, qui est tellement différent de la côte est!

Est-ce que j’avais raison d’avoir aussi peur? Non, j’ai certainement un traumatisme de mon premier déménagement ;)! Sérieux c’est plus facile que je le pensais.

Ce déménagement m’a apporté quelque chose de gros, quelque chose que je n’avais pas appréhendé. Il m’a permis de me redécouvrir. Seul avec moi-même, j’ai réappris à connaitre cette personne cachée au fond de moi. Et ça vaut pour beaucoup.

Et toi, est-ce qu’une grande étape dans ta vie t’a permis de te redécouvrir?

6 commentaires
  1. Ma grande étape a été mon année d’échange étudiant en France, à Bordeaux. Le retour a été tellement difficile parce que oui, comme tu l’as si bien dit, loin-loin de nos repères et de nos proches, on apprend à se connaître nous-même et à apprivoiser un nouveau rythme. Et dire qu’après cette expérience inoubliable, le déménagement Québec-Montréal prévu pour l’été prochain m’effraie. #peursdebébés

  2. Salut Sacha! J’ai déménagé a Vancouver il y a un an moi aussi!! Je te comprend tout a fait! Au plaisir de te croiser dans notre nouvelle ville! Ton blogue est super! ?

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