Bumpdate : comment j’ai vécu mon 4e trimestre de grossesse (et le fameux post-partum)

Pour t’avoir updaté sur tous les trimestres de ma grossesse, je croyais bon de te parler aussi du 4e trimestre. Un trimestre qui est souvent oublié, parce que bébé est arrivé, tsé pis selon ben des gens parce qu’une fois le premier mois post-partum, tout devrait rouler comme sur des roulettes. #LolPasLol

1er trimestre | 2e trimestre | 3e trimestre

Le 4e trimestre peut apporter son lot de défis, d’abord avec l’accouchement qui peut parfois s’avérer difficile, dans mon cas je m’estime chanceuse d’avoir eu un bel accouchement et de ce fait un beau début de post-partum. Je te parle d’ailleurs de l’entrer dans le monde de bébé Édou, juste ici.

Alors, une bonne nuit de mai, j’accouche de mon bébé d’amour et un peu moins de 14h plus tard, nous voilà de retour à la maison. Pendant un instant on s’est dit, « Wow ! Ils nous laissent partir avec cet enfant ?! Quoi ?! On doit le nourrir et s’en occuper pour toujours ? » Oui, oui ! Puis quelques minutes plus tard, on se fait à notre nouvelle vie de parents.

UN NOUVEAU DÉPART : UNE FAMILLE À 3

Nous voilà arrivés à la maison, il est 15h30 le 29 mai. On redoute cette nuit puisque tout le monde nous dit que ça va être atroce.

Mais ça s’est passé tout différemment pour nous.

Bébé était extrêmement épuisé de sa venue dans le monde. Il n’a donc pas bu depuis 8h le matin. Je l’ai mentionné aux infirmières à l’hôpital et elles m’ont toutes dit de ne pas m’inquiéter et que c’était normal.

Alors les heures avancent, je propose le sein, mais bébé ne le prend pas. Puis il est 18h et bébé n’a toujours rien avalé depuis 10h. Là, je stresse. Il n’arrive pas à téter. Je CAPOTE. Il est visiblement faible. Je n’ai plus d’infirmières à qui demander de l’aide pour le mettre au sein…

J’ai toujours eu un petit feeling bizarre quand j’étais enceinte ; étrangement j’avais acheté des téterelles pour l’allaitement. J’avais l’intuition que j’en aurais besoin.

Sur un coup de tête, je les ai donc sortis de l’emballage, les ai stérilisé, puis j’ai mis mon bébé au sein.

ET LA MAGIE A OPÉRÉ ! OH MON DIEU. MON BÉBÉ BUVAIT.

Il a bu, comme un animal affamé. Il avait faim, je le savais. Mais je ne savais plus quoi faire pour qu’il prenne mon sein. Un peu comme s’il était trop faible pour bien le mettre en bouche.

Ce que je saurai plus tard c’est qu’il avait la mâchoire complètement déplacée. Son palais avait un angle à la diagonale, ce qui faisait en sorte que lorsqu’il tétait le sein, il n’arrivait pas à bien téter, mon sein allait toute croche dans sa bouche. Donc beaucoup de mal pour moi et un bébé affamé. Avec la téterelle, par contre, puisque c’est gros et très encombrant en bouche, il arrivait à bien se nourrir.

Ce soir-là, il a bu de 18h à 22h. Et je n’aurais pas pu être plus contente.

Puis la nuit s’est bien passée. Loin d’être comme tout le monde nous avait dit. Il a peu pleuré, mais on a fait beaucoup de peau à peau en format cododo. J’étais juste incapable de m’en séparer… et encore à ce jour à vrai dire! ?

Après la 2e nuit, on t’avertit que le 4e jour sera des plus difficiles, puisque c’est apparemment le jour où ton niveau d’hormones redescend. Tu peux donc t’attendre à beaucoup de pleurs, sans aucune raison… J’étais tellement prête, que je n’avais rien prévu cette journée-là. Puis, il n’est rien arrivé. J’ai peut-être pleuré une fois parce que je le trouvais trop mignon et c’est tout.

LE 1ER MOIS

Le plus facile de toutes ! On dirait que j’étais faite pour être maman. J’écoutais beaucoup mon instinct. J’étais peu fatiguée puisque j’avais bien dormi jusqu’à maintenant. J’étais sur un high, un beau bébé en santé, un bel accouchement, l’été qui arrivait, mon mari encore à la maison. Vraiment ça allait bien, omit quelques petits problèmes ici et là avec l’allaitement le reste était parfait.

LE 2E MOIS

Mon mari a commencé à travailler des +80h/semaine et c’est là que les choses se sont compliquées… Mais mes parents sont venus passer 1 mois avec nous. Donc 1 mois de repas chauds, de ménage, de lavage déjà tout fait. Je n’avais RIEN à faire d’autre que de cajoler et nourrir mon bébé. Tsé tout ce qu’une nouvelle maman a besoin, ils me l’ont servi sur un plateau d’argent et ils ont même pris le temps de rénover le sous-sol. #ParentsEnOr

Les nuits étaient parfois difficiles, je me réveillais souvent aux 2h pour allaiter, mais mes parents prenaient le bébé au petit matin et me permettaient de dormir quelques heures de plus. Ce qui me permettait de récupérer et de passer une meilleure journée. Puis ils ont dû retourner au Québec.

LE 3E MOIS

De nouveau seul. On pensait que le mari finirait ses semaines extras chargées rapidement, mais finalement on s’est fait prendre au dépourvu. Il a eu un autre gros mois de +80h/semaine, ce qui veut dire que tout est tombé sur mes épaules. Les déjeuners, dîners, soupers, le lavage, le ménage, les soins du bébé, les boires, arroser les fleurs, les douches… J’ai littéralement passé un mois en mode survie. Tsé quand tu es sur le bord de la noyade, mais que tu as encore le nez au niveau de l’eau, tu respires, mais c’est tout juste. C’est comme ça que c’est passé mon 3e mois.

Pour être honnête, de tous les avertissements que j’ai eus sur « tu vas voir cette semaine-là est plus toff » , rien n’est arrivé pour moi au jour 2 ou au jour 4 ou au 1er mois.

Je te dirais que Léa m’avait averti que ce serait à partir du 3e mois que ça pourrait être plus difficile et c’est entièrement là que c’est arrivé. C’est comme si le « baby moon » était fini et c’est là que la vraie fatigue embarque. C’est lui que j’ai trouvé « tough ». J’ai pleuré plusieurs soirs parce que je n’avais plus l’énergie, parce que c’était difficile. Je me sentais très seule, j’avais besoin de support et j’en avais à peine. Vraiment, avoir su, j’aurais dû retourner au Québec avec mes parents. Haha ! Ce mois-là, j’ai mangé beaucoup de sandwichs et supplié mes beaux-parents pour avoir quelques repas chauds livrés à ma porte. J’avais la broue dans le toupet. Et étrangement personne ici n’arrivait à comprendre pourquoi c’était « encore difficile ».

J’avais besoin d’aide, mais je ne savais pas comment demander. Je trouvais et je trouve encore difficile de demander de l’aide quand ce n’est pas ma famille. Tsé quand ce sont tes parents, ta sœur qui t’aident, c’est facile de dire ce dont tu as besoin. Mes tes beaux-parents, tes amies, c’est une autre histoire.  Il y a des jours où j’ai cru être en dépression post-partum. Je n’avais plus envie de rien. J’aurais passé la journée au lit à faire dodo et à câliner mon bébé. Et d’autres jours, où ça allait très bien. Mon mood suivait souvent comment est-ce que ma nuit s’était déroulée.

Et ce que j’ai trouvé vraiment difficile dans tout ça, c’est que chéri et moi, nous étions tous les deux épuisés, pour des raisons totalement différentes, mais toutes deux valables. Aucun de nous n’avait « un petit peu d’énergie » pour planifier un repas, pour partir une brassée de lavage à temps. Pour faire plus que survivre.

LA FIN DU 4E TRIMESTRE

Et la vie a repris son cours… Un peu plus tard qu’espéré. Les heures de travail de mon mari ont commencé au début septembre à être plus normales, il était donc plus présent pour nous. Et par chance. Après avoir passé à travers un mois très difficile, je dois dire que je savoure maintenant beaucoup d’avoir mon mari à la maison le soir et la fin de semaine. Une deuxième paire de mains pour m’aider à faire des petites choses, mais aussi pour me permettre de m’étendre ne serait-ce que deux minutes sans avoir un bébé dans les bras.

On se fait peu à peu à notre nouvelle vie avec ce petit être qui a fait en sorte que grâce à lui, on s’appelle désormais une famille.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.

Tu pourrais aussi aimer