Travailleuse extrême à digitale nomade : j’ai décroché du 8 à 4/métro-boulot-dodo

Je m’appelle Léa, j’ai 31 ans et j’ai été une travailleuse extrême toute ma vie. Par choix, je suis maintenant une nomade digitale qui vit, selon les yeux de ma société, au seuil de la pauvreté.

Je travaille depuis que j’ai l’âge de 11 ans.

De 11 ans à 17 ans, j’ai travaillé à temps partiel (chaque fin de semaine et chaque été).

Depuis mes 17 ans, je travaille à temps plein, tout en chevauchant des études.

Et puis, depuis que je ne suis plus aux études, je travaille plus de 40 heures par semaine, cumulant certaines années, plus de 2-3 emplois à la fois.

Je viens d’une société où travailler minimum 40 heures par semaine et avoir 3 semaines de vacances par année est la norme.

J’ai accepté et endossé cette façon de faire jusqu’à il y a 4 ans.

Mais un jour, j’ai accouché, et ma vision des choses a changé.

ÉCOUTER MON SENTI

Sacha a écrit ce texte dernièrement, où elle parle que maintenant enceinte, elle remet des choses en question sur son mode de vie qu’elle n’aurait jamais pensé remettre en question dans les années précédentes.

Quand j’ai lu son texte, je me suis rappelé que moi aussi je suis passée par là.

Je crois qu’on est plusieurs à passer par un questionnement et une analyse de sa vie quand on est enceinte/qu’on vient d’accoucher.

La meilleure chose que j’ai pu faire pour moi, c’est d’écouter ce que mon senti a eu à me dire dans ce moment si charnel de ma vie, et qui m’a permis d’avoir le courage de faire ce 180 degrés au niveau de ma carrière et sur certains de mes choix de vie personnels.

D’avoir eu la force d’entendre ce que mon senti me murmurait, mais surtout d’avoir su passer à l’action, c’est quelque chose que je ne regrette pas aujourd’hui.

AVANT

Avant, il y a plus de 4 ans, j’enchaînais les emplois extrêmement stimulants, mais d’autant plus exigeants EN TEMPS.

De journaliste, à animatrice radio, puis en faisant un grand saut de 5 ans en politique où j’ai été entre autres conseillère politique puis attachée de presse de plusieurs ministres au provincial, ma carrière menait ma vie.

Ma vie était gérée par ma carrière, qui elle prenait tout mon temps. Mais tsé, je faisais de l’argent et je montais les échelons de la société ; alors ça « compensait » que je me disais. J’aurai bien le temps de finir par vivre ma vie un peu « après ce rush » que je me disais (mais tsé un autre rush venait toujours enchaîner le précédent – you know ? ).

APRÈS

Penser à moi AVANT la grossesse et à moi APRÈS la grossesse, c’est 2 mondes.

Après ma première grossesse, j’ai fait un 180 degrés avec ma vie.

Ma petite voix intérieure me soufflait des trucs que je n’aurais jamais imaginé avoir envie avant d’accoucher, mais qui là tout à coup prenait tout son sens.

J’ai donc pris des décisions dans le sens de ce que je ressentais avoir besoin.

J’ai quitté mon emploi d’attachée de presse que j’adorais, mais qui ne correspondait plus à ce que j’avais comme vision pour les prochaines années pour faire grandir ma famille.

Je suis restée à la maison pour que je puisse m’occuper moi-même de mon bébé. Je ne m’imaginais vraiment pas que quelqu’un d’autre prenne soin de mon petit à temps plein, sauf moi.

Puis j’ai décidé de m’activer et je me suis créé l’emploi dont je rêvais pour ma famille et moi afin de passer au travers des prochaines années.

C’est ainsi qu’est né Sparks and Bloom et Elles Communication. 2 entreprises qui chapeautent ce que j’aime le plus faire : communiquer, animer, imaginer, créer, écrire, jaser ( ? ), échanger sur nos expériences, ressentis et aventures! Et le meilleur : à mon rythme et en contrôlant la plupart du temps mon agenda.

Comme ça, je peux prolonger les matins #slowtoute, jouer dehors avec mes petits quand bon nous semble, se faire des soirées « du vendredi soir » à écouter des films jusqu’à tard – mais être un mardi, se planifier des escapades en pleine semaine, des vacances-pas-juste-à-noël-et-2-semaines-dans-l’été et puis même, se faire une année de voyage autour du monde. 😀

MES RACINES

Mais c’est dur des fois d’assumer ce genre de choix.

Venant d’une famille où on a été éduqué et façonné à travailler toujours plus fort, toujours plus longtemps, toujours plus.

Que de prendre du temps pour soi, pour sa famille, de faire des loisirs, de prendre des vacances et que le travail ne soit pas une priorité ce n’est pas quelque chose qu’on m’a montré dans mon éducation.

J’ai, depuis toute petite, eu une pression constante à travailler toujours plus fort, à accepter toujours plus de travail et à ne jamais laisser passer une opportunité.

Ça a fait une fille travaillante, qui a su se dépasser et accomplir de belles choses, mais ça fait aussi une fille qui n’a jamais appris à arrêter, à voir le bon dans ne rien faire ou à juste travailler 15 h semaines.

Et je suis TRÈS loin de cracher sur cette base qu’on m’a léguée, sur ces racines où j’ai été façonné. Au contraire, ça fait de moi la personne que je suis aujourd’hui, qui sait quand mettant les efforts, que tout est possible.

Mais je vois cette nouvelle période de ma vie comme un retour du balancier que je me suis accordée, et puis un rééquilibrage pour la suite de ma vie.

Toi, es-tu passé par ce genre de réflexion?

Fais-tu partie de ces jeunes qui ont décidé de décrocher du 8 à 4/métro-boulot-dodo?

Est-ce que tu me vibes dans mon besoin de plus de #slowtoute ?

Partage-moi tes réflexions!

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