Ode au papa recomposé

J’écris aujourd’hui pour toutes celles qui ont dû un jour ou l’autre se séparer du père de leur(s) enfant(s). Au début, redevenir célibataire peut être angoissant, mais vous toutes méritez une 2e chance à l’amour.

De moi à toi, voici notre histoire et qui se veut une dose d’espoir.

Le 31 juillet dernier a marqué une nouvelle page à mon livre de vie.  3 ans de couple avec mon chum. « Juste-Déja » 3 ans. Les deux, on s’est toujours dit ça. « Déja » 3 ans parce que le temps a passé si vite. On dirait qu’on s’est rencontré hier. «Juste » 3 ans parce qu’on dirait qu’on s’est toujours connu.

En tant que mère qui voulait retrouver la femme en elle et qui voulait redorer son égo suite à une séparation, en juillet 2016, Tinder était la solution tout indiquée. Je m’y étais inscrite pour jaser et me désennuyer quand je n’allais pas avoir mon garçon avec moi à la maison. L’amour pour moi était devenu quelque chose d’impossible et d’inatteignable. Et bien je me suis laissée prendre au jeu.

On c’était parlé deux semaines sur Internet avant notre rencontre. On riait, on s’inventait des histoires pour se faire rire aussi. La veille de notre rencontre, il avait une fête de famille. On aurait bien voulu se voir ce jour-là, mais ça aurait été mal vu d’annuler sa présence à cette fête et je le comprenais. On niaisait sur le fait qu’il aurait dû m’amener à cette fête et me présenter comme étant sa fiancée pour faire « freaker » ses mononcles et ses matantes. Nous sortions tous les deux d’une relation de 7 ans chacun de notre côté avec nos ex-conjoints. Ça aurait été « l’boutte du boutte» pour sa famille! Cette image-là nous faisait bien rigoler.

Le dimanche 31 juillet arriva. Je me trouvais cute ce jour-là avec ma p’tite robe bleue.  Oui, il y avait mes cheveux et mon maquillage qui étaient pas mal aussi. Mais c’est surtout l’excitation qui émanait de ma personne (enfin je crois) qui me rendait lumineuse. Ce qui était arrivé peu souvent dans ces dernières années.

On se rejoignît sur les Plaines d’Abraham pour une petite marche d’après-midi. C’est alors que je l’ai vu dans tout son 6pi4. J’avais mal visualisé faut croire parce que j’étais vraiment impressionnée. Par sa grandeur oui, mais aussi par le charisme qu’il dégageait.

On s’est parlé de tout et de rien, comme deux grands chums. On a même parlé de nos ex (ce qui est un « major don’t » à une première rencontre). Il était surpris que j’aime écouter le hockey. Moi, j’étais surprise qu’il veuille me rencontrer même si j’avais un enfant.

Il m’a invité à prendre une crème glacée au Chocolat favori sur l’avenue Cartier. Et en route, il sortit quelque chose de sa poche. Un bonbon Ring pop. Tsé la bague bonbon qu’on se mettait au doigt quand on était petite? « À défaut de te fiancer, j’tai amené ça ». C’est à peu près ce qu’il m’a dit. Avec cette référence à notre joke de la veille, il m’a conquise. Je me plais souvent à dire maintenant: « He got me at Ring pop ».

On a passé la soirée ensemble et on ne s’est plus lâché. On a écouté les Olympiques d’été collés sur mon divan moche de mon appart trop petit. On s’est apprivoisé et on s’est aimé, plus rapidement que je ne le croyais.

Il a rencontré mon p’tit loulou un mois plus tard. C’est qu’il était abasourdi devant ce grand monsieur mon petit garçon de 2 ans et demi à l’époque. On a été joué au parc. Ils ont connecté rapidement et sont devenus « des bons potes », comme dit mon fils.

S’en suivi notre premier « j’peux-tu dire que t’es mon chum (ma blonde) ? », la rencontre officielle avec mes parents, la rencontre avec son frère et sa soeur et les 3 ans de mon garçon avec tous les amis. Ensuite il y a eu la fête de sa nièce (où j’ai rencontré ses parents à lui), la naissance de sa filleule, ma fête, notre premier Noël et mon premier voyage à Rimouski pour le Jour de l’an avec ses amis et sa famille. Et tout ça, le plus simplement du monde. On s’aimait. On avait de la difficulté à y croire parce que « chats échaudés craignent l’eau froide », mais on voulait tellement!

On a eu des épreuves ici et là au fil du temps. Il y a eu mon accident d’auto (qui m’a mise K.O. physiquement et mentalement), la mésentente avec le père de mon fils (qui me tirait du jus) et le fait d’avoir la garde complète de mon fils (qui changeait salement notre routine).

On a eu des gros high aussi: notre voyage à New York (le rêve de ma vie), nos soupers dans les restos à refaire le monde, sa fête de 33 ans dans un chalet avec amis et orgie de sushis et notre voyage en République Dominicaine pour ma fête. Il y a aussi eu les partys arrosés avec nos amis à Chambly et Rimouski entre autres, les nombreuses sorties à 3 avec mon garçon et nos soirées sur le divan à écouter le Canadien, les Raptors, la UFC et même District 31.

Près de 2 ans après notre rencontre, on s’acheta notre nid d’amour sur la rive-sud de Québec et on devint une famille recomposée. Lui, moi, mon fils, son chat. Et 9 mois plus tard, notre fille. Papa recomposé devenait un papa en chair et en os. Plus récemment, la maladie de notre fille nous a secouée et a testée notre couple (je t’invite à lire mon histoire ici), mais on a su s’en sortir à force de communication, d’efforts et d’amour.

Dieu seul sait comment je l’aime mon homme. Cet homme qui m’a fait comprendre qu’une relation d’égal à égal, oui ça existe. Cet homme qui m’a accepté malgré le combo émotions débordantes, insécurité et hypersensibilité qui me caractérisait (car oui, je vis moins tout ça depuis qu’il est à mes côtés). Et surtout, cet homme qui a tendu grand les bras à un petit Laurent pour en faire son beau-père complice et qui m’a aidé à fabriquer notre petite guerrière Magalie.

Cet homme, on l’appelle Jean-Pierre. JP pour les intimes. Et moi je suis choyée de l’appeler mon chum, mon amoureux et ce depuis 3 ans. Je t’aime mon amour!

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