Je suis quelqu’un d’assez extraverti dans la vie, qui aime voir du monde, discuter, échanger, socialiser et apprendre… Bref, tu vois le genre, quelqu’un de très sociable!

Je suis une fille de « comm ». Que ce soit dans ma vie personnelle et professionnelle, j’ai toujours été entourée de bien du monde.

Puis j’ai eu un bébé, puis un premier « congé de maternité ». Puis j’ai de nouveau été enceinte alors même que je n’avais pas terminé mon premier congé de maternité. (Pour celles qui se demandent, c’était prévu, mais nous y allions d’un certain « guess » car pour avoir bébé Téo il nous avait fallu 2 ans de pratique. Nous ne voulions donc pas que ça nous prenne autant de temps pour ce bébé-ci, c’est pourquoi nous avions joué la carte du « on ne se protège pas, si ça arrive, tant mieux, sinon bien au moins on aura essayé que ce soit moins long ».)

Et c‘est ainsi qu’avec l’annonce de cette nouvelle grossesse, nous avons décidé, pour notre santé familiale, notre santé mentale, pour plus de #slowtoute dans nos vies et pour avoir un certain équilibre avec ce qui s’en venait comme nouveau mode de vie d’une famille de 4 avec 2 très jeunes enfants, que je ne retournerais pas travailler avec cette seconde grossesse.

QUITTER SON TRAVAIL, POUR MIEUX CONCILIER SA FAMILLE : MA DURE DÉCISION

Il faut savoir que je travaillais comme attachée de presse de ministre au provincial. Faire de la politique et être l’ombre d’un ministre, ainsi qu’avoir son agenda, à se promener aux 4 coins du Québec, c’est très très demandant. Ce n’est pas du 8 à 5 mettons. Mon travail consistait à être la porte-parole, la conseillère en communication, l’attachée de presse et la rédactrice; bref la fille qui s’occupe de toutes les relations publiques d’une ministre.

J’ai quitté cet emploi car je voyais difficilement comment j’allais concilier travail et famille avec la vision de ce que je voulais me construire comme famille. Et ça a été difficile tout ça car ce n’est pas quelque chose que j’avais prévu, ni vu venir de « devoir quitter cet emploi ». La parentalité m’a apporté une nouvelle vision de la vie, et comme il n’y a eu que 9 mois entre l’expulsion du premier bébé #Lol et la deuxième grossesse, ça a été une décision sentie, mais non planifiée, si je peux dire.

J’ai donc donné ma démission de mon travail que j’affectionnais beaucoup beaucoup comme attachée de presse de ministre.

RESTER À LA MAISON : MON HIBERNATION – MAIS LE DÉBUT D’UN NOUVEAU PROJET

Par amour pour ma famille et pour mes petits, je suis donc restée à la maison. Avec mon petit Téo et à faire pousser cette deuxième bedaine, puis à élever ce nouveau petit bébé. J’ai enfilé les semaines, puis les mois, puis pratiquement 2 années de #momlife avec 2 enfants en bas de 2 ans.

Et entre-temps, car j’avais besoin de me garder stimulée si je peux dire, connectée et en communication avec des gens, ma sœur et moi on a parti ce blogue.

Puis vous toutes qui nous suivez, vous êtes apparues. Vous avez formé cette belle communauté avec qui je/on peut communiquer et échanger en tout temps.

Et ensuite, je me suis mise à sortir pour le blogue dans des évènements, à rencontrer de nouvelles personnes, à communiquer de nouveau beaucoup plusavec le monde extérieur. MY GOD que ça m’a fait du bien.

Et c’est là que j’ai eu cette réflexion. Je me sens comme si j’avais hiberné et que je venais de sortir de ma grotte, genre vraiment 2 années plus tard.

« Le monde » n’a pas changé, mais en même temps, il ne s’est pas arrêté quand moi j’ai disparu de la société (j’exagère à peine haha). Alors, des fois, je me sens comme « déphasée ».

Mais ça passe ce sentiment.

REVOIR LE SOLEIL : LA FAÇON POLIE DE DIRE QUE JE SORS TOUT DOUCEMENT DE MA GROTTE

Et aujourd’hui, au moment où j’écris ces lignes, je viens de sortir de ces 2 ans à accoucher (avec des « S » svp) #lol, câliner, allaiter et bercer mes bébés…. Allooooo que ça fait du bien de revoir du monde.

Je suis zéro en train de te dire que je regrette les 2 dernières années. Loin de là. Mais ça fait quand même du bien d’émerger. J

Et ce qui est drôle, c’est que lorsque je rencontre des gens, j’ai vraiment l’impression de sortir d’une grotte. De revoir une lumière que je n’avais pas vue depuis trèèèèès longtemps. D’être quelqu’un qui vient d’arriver d’une autre planète, un peu étrangère de tout ce qui se passe autour de moi, mais en même temps avec un vague souvenir de déjà-vu.

Comme si ça faisait des décennies que je n’avais pas vu l’espèce humaine (de mon âge) vivre et interagir ensemble.

Ok, je vais arrêter là… Mais que c’est bon de « revenir » à cette nouvelle vie/ancienne vie! Hahaha!

CONSTRUIRE UN CHEMIN POUR MA FAMILLE, DANS LA VISION QUE J’AI POUR ELLE

Si on me posait la question : « regrettes-tu d’avoir pris ce chemin ? ».

Je répondrais qu’encore aujourd’hui, j’ai vraiment le sentiment profond d’avoir fait et de faire ce qu’il faut pour moi et ma famille en ayant pris cette décision de rester à la maison, d’avoir mes bébés avec moi que j’élève au quotidien, qui ne vont pas à la garderie et de faire ce que je suis entrain de faire. C’est-à-dire me construire un chemin qui concilie mon travail et ma famille, dans la vision que j’ai pour elle.

As-tu vécu quelque chose dans mon genre? Où justement, pas du tout?

Toi, as-tu vécu cette impression quand tu es sortie de congé de maternité?

Puis comment tu trouves ça toi la conciliation travail-famille de ton côté? Facile ? Pas facile?

On se partage, je veux vous lire!

Comments(1)

  • Myriam
    24 mars 2019, 12:13 am  Répondre

    Ma belle Léa, pour avoir eu 3 bébés en 31/2 ans, je comprends très bien cette sensation de bonheur de reconnecter avec la vie extra-maternelle! Mon plus jeune a maintenant 18 ans et je savoure chaque moment de liberté. Il faut se l’avouer, peu importe l’amour incommensurable qu’on porte à ces p’tites bêtes, c’est si bon de retrouver notre “moi”, car nous sommes femmes avant d’être mère!

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